FAQ VOICE

Cette page propose des réponses aux principales questions posées sur la méthode VOICE, réparties en trois sous catégories – méthodologie, influence et reporting – ainsi qu’un espace pour poser vos questions / formuler vos remarques.

Questions les plus fréquentes

MÉTHODOLOGIE

La méthodologie VOICE n’est pas prescriptive sur la fréquence de mesure des résultats associés à un objectif. En revanche, elle considère que l’échéance de l’objectif doit être fixée en amont et le reporting sur l’atteinte de l’objectif doit être réalisé a minima en fonction de cette échéance. Il est néanmoins attendu de l’engager qu’il se questionne régulièrement sur l’évolution de ses différents objectifs d’engagement et les actions à mettre en place dans le cas où un engagement n’évoluerait pas.

L’initiation des travaux sur la méthode est partie d’un constat : les pratiques d’engagement ne sont aujourd’hui pas suffisamment standardisées, amenant parfois à une comptabilité de l’engagement qui s’attarde sur la quantité plutôt que la qualité. Dans ce contexte, la méthode VOICE amène des outils permettant de s’orienter vers plus de qualité : l’engagement doit compter un ou plusieurs objectifs formalisés et suivis dans le temps, la demande doit être argumentée et contenir une attente explicite d’interaction avec l’entreprise sur le sujet. En outre, à travers l’échelle d’influence proposée notamment, la méthode VOICE permet de rendre compte des ressources allouées au regard des résultats obtenus. Elle constitue donc une opportunité pour les engagers d’expliquer, au-delà du nombre d’engagement, l’efficacité de leurs engagements. Il s’agit aussi de bien distinguer les dialogues (notamment ceux visant une collecte d’informations existantes) de l’engagement.

La méthode VOICE prévoyant plusieurs degrés d’ambition de l’objectif (transparence, opérationnel et stratégie) et de niveaux d’influence, elle n’empêche pas de mener un nombre conséquent d’engagements si l’approche poursuivie par l’engager accorde de l’importance à la quantité d’engagements menés.

En synthèse, VOICE vise 1/ à faciliter la comparabilité des reportings d’engagement par une harmonisation de la définition et de l’échelle de comptabilité (ex : influence mesurée au niveau de l’objectif de l’engagement), 2/ à éclairer sur les ressources allouées au regard des résultats obtenus.

Rappelons que trois catégories (signal, contributif, transformation) permettent de relier trois dimensions développées dans les travaux : ambition de l’objectif, niveau d’influence de l’engager, rôle de l’engager dans une coalition (voir p : 22 et 32 du rapport). Cette catégorisation appréhende donc les efforts mis en place par l’engager et non pas uniquement le résultat.

Elle ne cherche pas à hiérarchiser les différents types d’engagement mais est plutôt un moyen de donner une vision d’ensemble des engagements menés selon les niveaux d’ambition, d’influence et le rôle dans la coalition.

Chaque catégorie d’engagement est considérée comme importante et à valoriser, un engagement de transformation n’étant parfois possible qu’après des engagements de signal ou contributifs.

Cette catégorisation pourra être utilisée par les investisseurs institutionnels, sociétés de gestion, et engagers d’une manière générale, pour un aperçu global de leurs pratiques d’engagement.

Rappelons tout d’abord que le cadre a été conçu pour toutes les activités d’engagement menées auprès d’une entreprise que l’investisseur soit porteur de dette ou actionnaire.

Toutes les activités d’engagement, qu’elles soient menées ou non dans le contexte des assemblées générales, sont couvertes par la méthode VOICE.

Cependant, l’activité de vote en tant que telle n’est pas comptabilisée comme une activité d’engagement si elle ne s’inscrit pas dans un cycle itératif et intentionnel d’interactions avec l’entreprise, comportant un objectif fixé en amont par l’investisseur ou engager (cf. définition de l’engagement, p : 3 et 6 du rapport). Ainsi, un simple vote négatif sur une résolution, s’il ne s’inscrit pas dans un engagement plus large, ne peut être comptabilisé comme une activité d’engagement.

À l’inverse, la méthode prévoit que les actions menées en assemblées générales, comme un vote contre une résolution par exemple, puissent être comptabilisées comme des mesures d’escalade si elles sont associées à un engagement préexistant (voir catégories de l’outil de reporting, p : 21 du rapport).

La définition de l’engagement de la méthode VOICE distingue clairement l’engagement du dialogue. Ce dernier étant défini comme une forme d’interaction avec les entreprises occasionnelle ou récurrente, ouverte, en général à des fins de collecte d’information ou de construction de connaissance, et dont l’objectif n’est pas d’initier un changement au sein de l’entreprise.

La méthode VOICE ne nie pas la valeur des activités de dialogue, qui par exemple permettent de collecter des informations utiles à l’analyse par l’investisseur du profil de risque de la société dans laquelle il est investi, de mieux comprendre le contexte de la société, mais aussi de construire une relation de confiance dans le temps avec la société (l’ouverture d’un canal de dialogue faisant partie des outputs de l’engagement par exemple). Les activités de dialogue contribuent donc souvent aux chances de succès d’un engagement et, lorsqu’elles s’inscrivent dans une démarche d’engagement structurée, peuvent être comptabilisées dans le « nombre d’activités » (voir définition d’activities p : 7 et reporting p : 21).

La société de gestion peut former les différents collaborateurs intervenant dans les activités d’engagement afin qu’ils intègrent les grands principes de la méthode VOICE.

L’application opérationnelle de la méthode ne nécessite pas de développer de nouveaux outils, elle peut se faire via fichier Excel et ainsi faciliter le suivi, depuis le lancement jusqu’au reporting final de chaque engagement.De plus, le cadre permet d’optimiser l’allocation des ressources et de se concentrer sur des engagements qui sont plus à même d’aboutir (ex : identification de boucles convergentes). Enfin, la méthode couvre également les engagements collaboratifs qui peuvent être un bon moyen de participer à des engagements malgré des ressources limitées.

Enfin, ce cadre a été élaboré pour faciliter la collecte des données relatives aux activités d’engagement par les investisseurs institutionnels : une fois adopté, le cadre permettra aux sociétés de gestion de limiter le temps associé à la préparation de reporting différent d’un client à un autre.

Les entreprises n’ont pas été auditionnées lors de cette première phase des travaux (2025-2026). Toutefois, les ateliers ESG menés dans le cadre des activités du FIR entre investisseurs et entreprises au cours de l’année 2025 ont alimenté les constats et réflexions à l’origine de la méthode VOICE. En outre, des échanges sont actuellement en cours via différents réseaux et organisations de place (ORSE, Global Compact, Euronext, …). Enfin, les entreprises auront également la possibilité de poser leurs questions et faire leurs commentaires via la FAQ du site internet du FIR.

A ce stade, VOICE n’a pas vocation à évaluer les actions de plaidoyer. En revanche, l’approche pourrait être élargie à l’évaluation de l’efficacité et de l’influence des démarches d’engagement auprès des émetteurs souverains.

Rappelons que le cadre a été conçu pour toutes les activités d’engagement menées auprès d’une entreprise que l’investisseur soit porteur de dette ou actionnaire.

Les stewardship codes visent à encadrer des pratiques d’actionnariat actif plus larges que l’engagement uniquement.  Ils n’ont pas pour objectif d’imposer une approche spécifique de l’engagement mais requièrent des signataires qu’ils soient transparents sur la façon dont ils mettent en place leurs approches. Les principes des stewardship codes sont en règle générale peu prescriptifs et détaillés sur la manière dont les signataires doivent reporter leurs activités d’engagement. La méthode VOICE est donc un complément utile pour aider les signataires à améliorer la qualité des informations fournies dans leurs rapports sur l’actionnariat actif et pour harmoniser les pratiques, notamment en matière de reporting, favorisant ainsi la comparabilité.

Pour faire adopter la méthode VOICE par les sociétés de gestion, un investisseur institutionnel dispose de deux principaux leviers :

– Le renforcement du suivi des engagements réalisés par les sociétés de gestion et une révision du format de reporting attendu
– L’identification de ses propres besoins alliée à la sensibilisation des sociétés de gestion à une information uniformisée et lisible.

L’adoption d’un format de reporting et d’une comptabilité uniques par tous les gérants permettra aux investisseurs en gestion déléguée de consolider l’ensemble des activités d’engagement menées en leur nom au sein d’un document unique.

INFLUENCE

Tout investisseur ou fournisseur de services engageant une entreprise dans un objectif d’influence est «engager». Un investisseur peut engager directement ou indirectement une entreprise, via un provider ou une société de gestion. Dans ce second cas, seront désignés comme engager le provider ou la société de gestion. C’est donc l’engager qui doit mesurer et reporter sur son niveau d’influence. L’investisseur pourra quant à lui évaluer ce reporting réalisé pour son compte par l’engager.

La difficulté à mesurer les effets des actions d’engagement sur les pratiques des entreprises fait partie des constats qui ont motivé le lancement des travaux. Sur la base de ce constat, le groupe de travail s’est efforcé de développer des outils pour mieux appréhender le lien entre ces activités d’engagement et un changement au sein d’une entreprise (voir notamment la notion d’output, p : 3 du rapport) et ainsi objectiver autant que possible la mesure de l’influence.

La recherche de mesure de l’influence, en étudiant le lien entre les activités d’engagement et les résultats sur les objectifs fixés, vise à mieux évaluer la valeur ajoutée amenée par l’engagement lorsqu’un résultat a été atteint. Cette mesure de l’influence se fonde sur des éléments mesurables et vérifiables (ex : atteinte d’un résultat, présence et nombre d’activités de suivi, description des réflexions, dynamiques relationnelles permettant une solution de compromis, parties prenantes rencontrées etc.).

La mesure de l’influence selon la méthode VOICE ne cherche toutefois pas à attribuer systématiquement l’atteinte d’un résultat à l’activité d’engagement menée par un investisseur en particulier, puisque dans la majorité des cas, l’atteinte d’un résultat dépend d’une multitude de facteurs et pressions internes et/ou externes.

Enfin, les éléments de preuves de l’influence, qui cherche à évaluer la probabilité de contribution de l’engagement à l’atteinte d’un résultat, ne sont demandés par VOICE qu’à partir du niveau 4 qualifié d’« influence très probable ». Seule une minorité des engagements – les niveaux « très probable » et « reconnue » d’influence- fait l’objet d’une demande de justification détaillée du niveau d’influence, cas d’engagement qui restent rares.

Rappelons que les trois catégories (signal, contributif, transformation) permettent de relier trois dimensions développées dans les travaux :

– ambition de l’objectif,
– le niveau d’influence de l’engager,
– le rôle de l’engager dans une coalition (voir p : 22 et 32 du rapport).

Cette catégorisation fait dépendre la portée de l’engagement non seulement du niveau d’influence mais également du rôle dans une coalition et de l’ambition de l’objectif. Elle permet donc de capter les efforts mis en place par l’engager et non pas uniquement le résultat de l’engagement.

La méthode VOICE ne se limite pas à valoriser seulement les engagements les plus influents : tous les engagements comptent. Les différents niveaux d’influence distingués (pas d’influence à reconnaissance par l’entreprise) ne sont pas une gradation mais plutôt un outil de pilotage de ses activités d’engagement. Ils permettent d’allouer les ressources là où elles peuvent être les plus efficaces.

En outre, la typologie des différents objectifs (transparence/ opérationnel/ stratégie) permet d’éviter tout biais dans l’interprétation des résultats de l’influence des différentes activités d’engagement. Il est en effet compréhensible que le niveau d’influence puisse varier en fonction du degré d’ambition de chaque objectif (par exemple, il est souvent plus facile de démontrer une influence sur un objectif de transparence que de stratégie).

En synthèse, la méthode VOICE reconnait que pour dépasser un point de blocage, il faut souvent que d’autres demandes similaires – témoins de sa matérialité – aient déjà été transmises à l’entreprise. Ainsi, un engagement transformateur (avec une influence reconnue ou très probable) n’est parfois atteignable qu’après plusieurs engagements de signal ou contributifs (voir p : 22 et 32 du rapport) menés auparavant par d’autres investisseurs ou engagers.

Au contraire, en introduisant une classification du rôle de l’engager dans le cas d’un engagement collaboratif, il est considéré que la recherche de mesure de l’influence peut encourager les investisseurs à s’impliquer davantage dans les coalitions.

Le besoin de coalition pourrait même être renforcé dans une optique d’influence sur l’entreprise.

REPORTING

L’objectif est de créer un cadre commun permettant d’harmoniser le reporting des investisseurs sur l’engagement entraînant un gain de temps si ce cadre est largement adopté.

De plus, l’effort de reporting peut être facilité par l’intégration de différents indicateurs dans le système de suivi des activités d’engagement utilisés par l’investisseur ou engager. Un système de suivi robuste est au cœur de l’efficacité et de la qualité d’une politique d’engagement, l’effort de reporting à fournir contribuera donc directement à la robustesse de l’approche d’engagement de l’investisseur.

Des lignes directrices ont été élaborées par le FIR pour faciliter la compréhension du template de reporting qui ne nécessite pas de développement complexe (voir pages 21 et 31 du rapport + guidances Excel en cours de développement).

Enfin, la mesure de l’influence n’est requise que pour les objectifs clôturés, et les preuves de l’influence ne sont requises que pour les engagements avec un niveau d’influence au moins probable, justement pour éviter une lourdeur excessive dans le reporting.

Si la méthode VOICE demande nécessairement un effort de reporting (notamment, par exemple, concernant le suivi des différents objectifs et la mesure de l’influence), elle permet aux engagers de valoriser et comparer leurs activités d’engagement auprès de leurs parties prenantes.

La méthode VOICE est complémentaire et peut permettre de répondre aux attentes du label ISR. Elle propose également de compter le nombre d’engagements lancés, de suivre les résultats dans le temps et de prévoir des mesures d’escalade en cas d’absence de résultat ; à cela s’ajoute le reporting comptable au niveau de l’objectif et des activités ainsi que la mesure de l’influence au niveau des objectifs clôturés.

Par ailleurs, la méthode VOICE n’est pas prescriptive sur la durée de l’engagement et les raisons qui le déclenchent, l’engager menant un engagement dans le cadre du label ISR sur la base de la méthode VOICE devra donc s’aligner sur le référentiel du label sur ces points.

La fréquence et le périmètre seront à définir entre chaque investisseur institutionnel et gestionnaire d’actifs, ou service provider pour le compte de ces derniers, mais la méthode VOICE préconise une fréquence annuelle ou ad-hoc (par exemple dans le cadre d’un appel d’offres).

Pour le périmètre, celui-ci dépend du destinataire du reporting et dans tous les cas doit être précisé (par exemple, à l’échelle d’un fonds pour un investisseur institutionnel ou d’une société de gestion pour son rapport annuel d’engagement).  

Tout d’abord, le template peut être intégré dans les outils existants de la société de gestion ou un fichier Excel partagé le cas échéant. Il est recommandé de le compléter au fil de l’eau et de publier un reporting annuel. Pour compléter les champs, il est possible de se reporter aux  p : 22 et 32 du rapport (+ guidances Excel en cours de développement).

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    Toutes nos actualités relatives aux initiatives d’engagement :

    3 juillet 2026

    Présentation du Seafood Index de FAIRR – retour sur brief investisseurs

    Climat, épuisement des ressources marines, droits humains… Face aux multiples risques ESG qui pèsent sur le secteur des produits de la mer, comment les investisseurs peuvent-ils évaluer les entreprises et agir concrètement ?

    Ce jeudi 2 juillet, le FIR organisait un brief investisseurs dédié à la présentation du nouveau Seafood Index pour décrypter ces enjeux. Au programme de ces échanges :

    • Laure Boissat, responsable du programme Océan chez FAIRR, a expliqué la mécanique d’évaluation du Seafood Index. Basé sur des données publiques, l’outil évalue 20 entreprises du secteur des produits de la mer dans leur gestion des enjeux ESG, selon 16 thématiques différentes. Chacune est ensuite déclinée en 5 indicateurs de maturité : de l’évaluation des risques aux indicateurs de performance.

    L’indice aide ainsi les investisseurs à développer un dialogue constructif avec les entreprises et à flécher les investissements dans de nouvelles opportunités comme la diversification des protéines.

    •  Robert-Alexandre Poujade, responsable biodiversité chez BNPP AM, a ensuite exposé la feuille de route « Océan » de sa société de gestion. Il a illustré comment de nouvelles données, telles que celles fournies par l’indice de FAIRR, s’intègrent  dans leurs processus : elles permettent d’alimenter les dialogues d’engagement avec les entreprises, de réaliser des analyses approfondies pour comparer les acteurs entre eux, et de mieux évaluer l’exposition globale à des risques spécifiques tels que la surpêche ou le manque de traçabilité.

    Un immense merci à nos deux intervenants pour la richesse de ces échanges et leur éclairage sur le sujet !

    16 juin 2026

    Retour sur le lancement de la méthode VOICE : mesurer l’efficacité et l’influence de l’engagement

    Le lundi 15 juin 2026 s’est déroulé l’événement de présentation de la méthode VOICE (Valuation Of Influence in Corporate Engagement), un outil développé pour aider les investisseurs à mesurer l’efficacité et l’influence de leur engagement. Cette méthode est l’aboutissement de plus d’un an de travaux entre praticiens et académiciens, coordonnés par le FIR.

    La présentation s’est articulée autour de plusieurs temps forts :

    • Une introduction croisée de Mickaël Hellier (Responsable investissement responsable chez CDC Croissance), Régis Pelissier (Directeur de l’ERAFP) et Pierre-Olivier Billard (Directeur financier au FRR), centrée sur les enjeux fondamentaux et la crédibilité de l’engagement.

    Face au risque d' »engagement-washing », l’Investissement Socialement Responsable doit prouver son impact. L’engagement ne peut pas être une simple posture marketing, c’est le moyen le plus influent pour faire changer les entreprises, mais pour être crédible, cette activité chronophage a besoin d’un cadre rigoureux.

    • La présentation de la méthode VOICE : la « boite à outils », par Jean-Pascal Gond (professeur à la Bayes Business School) et François Humbert (engagement lead manager chez Generali AM).

    Fruit d’un travail entre praticiens et académiques, le rapport est conçu pour être approprié par tous facilement. La méthode VOICE fournit les outils pour dépasser la simple accumulation de données, notamment en distinguant 4 outils : la comptabilité, l’évaluation de l’influence, le reporting et l’évaluation des ressources pour l’engagement ESG. L’enjeu est d’évaluer l’influence sur 5 niveaux, tous complémentaires : pas d’influence, influence non démontable, influence probable, influence très probable, influence reconnue. Le but final est ainsi de pouvoir mesurer la qualité de la contribution.

    • La table ronde : la méthode VOICE sur le terrain.

    Animée par Hugh Wheelan, la table ronde a réuni Héloïse Courault (Senior Corporate Governance & Stewardship Analyst chez BNPPAM), Anne-Claire Imperiale (Directrice durabilité chez Sycomore AM), Karine Leymarie (Responsable expertises investissements et finance durable à la MAIF) et Sébastien Thevoux-Chabuel (Executive PhD Student à l’Université Paris Dauphine) pour confronter la méthode VOICE à la réalité opérationnelle des investisseurs et plus largement des engagers.

    Quelle est la valeur ajoutée d’une stratégie d’engagement ? Qu’est-ce que le rapport va pouvoir démontrer ? Qu’y a-t-il dans le rapport pour évaluer et comparer concrètement les pratiques des différents « engagers » ? Quelles recommandations du rapport sont simples à appliquer, et lesquelles représentent un vrai défi sur le terrain ? 

    • Un mot de conclusion par la présidente du FIR, Aurélie Baudhuin, qui a insisté sur l’importance d’un cadre commun et a fait un joli clin d’œil au bac de philosophie qui se déroulait le jour-même : « Débattre, est-ce chercher la vérité ? ». Une question à laquelle les travaux de la méthode VOICE tendent à répondre par l’affirmative.

    Le FIR remercie l’ensemble des intervenants, les membres du groupe de travail qui ont rendu cette publication possible, ainsi que le FRR et la Caisse des Dépôts pour l’organisation de cet événement et leur accueil.

    15 juin 2026

    Féminisation des instances dirigeantes et performance – retour sur brief investisseurs

    47 % de femmes dans les conseils d’administration du CAC 40 mais à peine 28 % dans les COMEX. Loi Copé-Zimmermann, loi Rixain, directive européenne « Woman on Boads » : en l’espace d’une décennie et demie, le droit a profondément réorganisé la composition des conseils d’administration en France et en Europe. Si la loi a fait bouger les lignes ces dernières années, la parité peine encore à s’imposer dans les postes opérationnels et financiers.

    Demeure une question essentielle : la féminisation des instances dirigeantes constitue-t-elle un levier de performance extra-financière et financière, ou reste-t-elle, dans la pratique, principalement symbolique ? Ce vendredi 12 juin, le FIR a organisé un brief investisseurs à destination de ses membres pour explorer ce questionnement.

    Les échanges se sont articulés autour de plusieurs prises de parole :

    • Viviane de Beaufort, professeure à l’ESSEC et personnalité qualifiée du FIR, a présenté la méthodologie et les conclusions de son étude « Féminisation des Boards et Performance ESG », décryptant notamment le syndrome de minorité et la nécessité de ne pas enfermer l’ESG dans une « case ».
    • Myriam Cohen-Welgryn, présidente internationale, division beauté dermatologique et membre du Comité Exécutif de l’Oréal, a partagé son vécu terrain et les tendances de ces dernières années, rappelant l’importance vitale de créer un vrai « espace d’expression » une fois le seuil de mixité atteint.
    • Emilien Guilbaud, analyste ESG chez Exane AM, a détaillé l’approche du Club 30 %, démontrant que la féminisation n’est pas un hasard : c’est un indicateur de la qualité de gestion du risque, d’innovation et de gouvernance.

    Un grand merci à nos trois intervenants cet échange !

    8 juin 2026

    Le FIR lance la méthode VOICE : première méthode d’évaluation de l’efficacité et de l’influence de l’engagement

    À l’issue de plus d’un an de travaux soutenus, le FIR publie la première version de la méthode VOICE (Valuation of Influence in Corporate Engagement), méthode d’évaluation de l’efficacité et de l’influence de l’engagement actionnarial et obligataire.

    En cohérence avec leur approche d’investisseurs de long terme, les investisseurs responsables prennent position sur des enjeux de préservation de l’environnement, d’équité sociale et de gouvernance (ESG). Par conséquent, ils cherchent à influencer les entreprises pour qu’elles améliorent leurs pratiques et fassent évoluer leurs modèles économiques vers plus de durabilité : c’est ce que ces travaux désignent comme « l’engagement ».

    Aujourd’hui, cet essor accéléré des initiatives d’engagement actionnarial et obligataire s’accompagne d’un besoin croissant de transparence, de mesure et d’harmonisation.

    Cette nouvelle méthode « VOICE » élabore les bases solides d’un cadre de référence visant à favoriser une meilleure compréhension de la pratique de l’engagement et valoriser les engagements de qualité influençant réellement et durablement les entreprises.

    La méthode s’articule autour de quatre outils concrets et standardisés permettant de :

    1. clarifier la comptabilité des engagements ESG (qu’est-ce qui constitue un engagement ?) ;
    2. évaluer la probabilité d’influence d’un engagement selon une gradation proposée en cinq niveaux (comment évaluer sa contribution ?) ;
    3. rendre compte des pratiques d’engagement ESG (comment reporter ?) ;
    4. identifier et mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre d’engagements de qualité (quelles ressources mobiliser pour un engagement de qualité ?)

     

    French SIF
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