47 % de femmes dans les conseils d’administration du CAC 40 mais à peine 28 % dans les COMEX. Loi Copé-Zimmermann, loi Rixain, directive européenne « Woman on Boads » : en l’espace d’une décennie et demie, le droit a profondément réorganisé la composition des conseils d’administration en France et en Europe. Si la loi a fait bouger les lignes ces dernières années, la parité peine encore à s’imposer dans les postes opérationnels et financiers.
Demeure une question essentielle : la féminisation des instances dirigeantes constitue-t-elle un levier de performance extra-financière et financière, ou reste-t-elle, dans la pratique, principalement symbolique ? Ce vendredi 12 juin, le FIR a organisé un brief investisseurs à destination de ses membres pour explorer ce questionnement.
Les échanges se sont articulés autour de plusieurs prises de parole :
- Viviane de Beaufort, professeure à l’ESSEC et personnalité qualifiée du FIR, a présenté la méthodologie et les conclusions de son étude « Féminisation des Boards et Performance ESG », décryptant notamment le syndrome de minorité et la nécessité de ne pas enfermer l’ESG dans une « case ».
- Myriam Cohen-Welgryn, présidente internationale, division beauté dermatologique et membre du Comité Exécutif de l’Oréal, a partagé son vécu terrain et les tendances de ces dernières années, rappelant l’importance vitale de créer un vrai « espace d’expression » une fois le seuil de mixité atteint.
- Emilien Guilbaud, analyste ESG chez Exane AM, a détaillé l’approche du Club 30 %, démontrant que la féminisation n’est pas un hasard : c’est un indicateur de la qualité de gestion du risque, d’innovation et de gouvernance.
Un grand merci à nos trois intervenants cet échange !
- Replay disponible sur demande, contacter : engagement@frenchsif.org