Le 3 mars dernier, une proposition de loi portée par le député d’Indre-et-Loire Charles Fournier était présentée à l’Assemblée nationale pour représenter la Nature dans la gouvernance des entreprises : au sein des conseils, dans les opérations ou dans les relations avec les parties prenantes.
Alors comment peut-on faire évoluer la gouvernance et quels sont les enjeux et les résultats ? Le vendredi 9 octobre 2026, le FIR a organisé un webinaire pour explorer ces questions.
Les échanges se sont articulés autour de deux prises de parole :
- Frantz Gault, auteur de l’ouvrage « la Nature au travail » et administrateur représentant la Nature chez Norsys, a rappelé que le droit range encore la nature parmi les ressources et les marchandises, alors que de nouveaux régimes juridiques émergent. Il a proposé de la repenser comme une relation de travail et présenté trois scénarios pour la représenter dans la gouvernance : comme partie prenante, comme administratrice, comme actionnaire. Le premier est déjà bien avancé : les standards européens de reporting (ESRS) la qualifient de « partie prenante silencieuse » dont il faut tenir compte.
- Fanny Demulier, directrice de la raison d’être et des relations parties prenantes de Veolia, a présenté la démarche du groupe, qui est l’une des plus avancées du CAC 40. Sa raison d’être, la transformation écologique, est inscrite dans les statuts avec 99,97 % des voix en assemblée générale. Elle se traduit par une « Performance Plurielle » et un dialogue structuré avec cinq catégories de parties prenantes, dont la « Planète », qui inclut les générations futures. Ce dialogue s’appuie sur plusieurs dispositifs : les critical friends depuis 2013, les « +1 » qui réunissent des parties prenantes des cinq catégories pour produire un livrable concret et le Conseil des Générations Futures (créé en avril 2025).
Merci à nos intervenants pour leur temps et ces échanges de qualité !