L’initiation des travaux sur la méthode est partie d’un constat : les pratiques d’engagement ne sont aujourd’hui pas suffisamment standardisées, amenant parfois à une comptabilité de l’engagement qui s’attarde sur la quantité plutôt que la qualité. Dans ce contexte, la méthode VOICE amène des outils permettant de s’orienter vers plus de qualité : l’engagement doit compter un ou plusieurs objectifs formalisés et suivis dans le temps, la demande doit être argumentée et contenir une attente explicite d’interaction avec l’entreprise sur le sujet. En outre, à travers l’échelle d’influence proposée notamment, la méthode VOICE permet de rendre compte des ressources allouées au regard des résultats obtenus. Elle constitue donc une opportunité pour les engagers d’expliquer, au-delà du nombre d’engagement, l’efficacité de leurs engagements. Il s’agit aussi de bien distinguer les dialogues (notamment ceux visant une collecte d’informations existantes) de l’engagement.
La méthode VOICE prévoyant plusieurs degrés d’ambition de l’objectif (transparence, opérationnel et stratégie) et de niveaux d’influence, elle n’empêche pas de mener un nombre conséquent d’engagements si l’approche poursuivie par l’engager accorde de l’importance à la quantité d’engagements menés.
En synthèse, VOICE vise 1/ à faciliter la comparabilité des reportings d’engagement par une harmonisation de la définition et de l’échelle de comptabilité (ex : influence mesurée au niveau de l’objectif de l’engagement), 2/ à éclairer sur les ressources allouées au regard des résultats obtenus.