Club SMID

Face au besoin d’accélérer la structuration et la formalisation des démarches ESG des entreprises de petites et moyennes capitalisations d’une part, et à celui de mettre en commun et collaborer entre investisseurs pour accompagner ces entreprises dans leurs progrès ESG d’autre part, le FIR a décidé de lancer un Club SMID.

Le Club SMID déploie ses activités au sein de la Plateforme d’engagement du FIR.

Plusieurs sujets seront traités au sein de groupes de travail internes aux activités du Club SMID :

  • GT gouvernance : les sujets pourront couvrir le rôle des organes de gouvernance sur l’extra-financier, l’indépendance des conseils d’administration, la transparence et le contenu des politiques de rémunération en lien avec les enjeux ESG, l’actionnariat salarié…
  • GT capital humain : au sein de ce groupe de travail, un dialogue sera mené avec une liste d’entreprises françaises sur des sujets tels que ceux de l’actionnariat salarié, la formation qualifiante, la représentation des salariés dans les instances de décision, la gestion responsable des restructurations ou encore la politique d’emploi et de rétention.
  • GT climat : le groupe d’investisseurs se réunira pour échanger autour des grandes thématiques climatiques comme l’ambition net zéro, la stratégie, le plan d’action d’atténuation et d’adaptation, le reporting (scopes 1, 2 et 3), la gouvernance climat et des enjeux plus spécifiques aux SMID (ressources internes, accompagnement de la chaîne de valeur)

 

Pour plus de détails sur le Club SMID, consulter la note de cadrage ici.

Le Club SMID compte déjà 19 investisseurs participants réunissant plus de 4610 milliards d’euros d’actifs sous gestion.

Pour en savoir plus sur les modalités pour le rejoindre, merci de nous contacter à l’adresse : engagement@frenchsif.org

Les investisseurs membres du Club SMID (non exhaustif)

Amiral Gestion
BNP Paribas AM
Crédit Mutuel
Edmond de Rothschild Asset Management
DORVAL AM
LBP AM
Mandarine Gestion
Banque Hottinguer
Mirova
Sycomore AM
UBP - Union Bancaire Privée

Actualités relatives à la Plateforme Engagement :

3 novembre 2026

Comprendre la version 2.0 du Corporate Net-Zero Standard de la SBTi – brief investisseurs

L’initiative Science Based Targets (SBTi) a récemment publié la version 2.0 de son standard Corporate Net-Zero (CNZS), qui définit les objectifs climatiques des entreprises. Plus de 12 000 entreprises dans le monde, dont près de 4 800 en Europe, ont déjà fixé des objectifs avec la SBTi, ce qui couvre environ 40 % de la capitalisation boursière mondiale. Dans le cadre de sa nouvelle stratégie 2026-2030, la SBTi passe d’un outil pour fixer des ambitions à un accompagnateur de leur mise en œuvre. La V2 propose une gamme d’options de définition d’objectifs conçues pour refléter la diversité des contextes d’entreprise, tout en restant fondées sur la science.

Le lundi 2 novembre, le FIR a organisé un brief investisseurs pour ses membres, avec deux intervenants de la SBTi, afin de comprendre en détail cette évolution :

  • Peter Uhlenbruch, responsable des relations avec les institutions financières, a présenté la nouvelle stratégie 2026-2030 et ce qu’elle change pour les entreprises comme pour les investisseurs. Il a rappelé le bilan de plus de dix ans d’activité : selon une enquête menée auprès de 171 entreprises, 91 % déclarent un impact global positif sur leur activité et 80 % ont renforcé leurs relations avec les investisseurs.
  • Maria del Mar Rojas, responsable de l’engagement Europe, a détaillé la version 2.0 : une norme unique organisée en cycles de cinq ans avec un bilan formel à la fin de chacun, de nouvelles options d’objectifs (transition des actifs pour le scope 1, électricité bas carbone pour le scope 2, volume ou utilisation du produit aligné pour le scope 3) et une hiérarchie de mise en œuvre qui donne la priorité aux réductions directes, au niveau de l’activité de l’entreprise. Les validations s’ouvriront en 2027, et la version 2.0 deviendra obligatoire en 2028.

Un grand merci à nos deux intervenants !

LE REPLAY

25 septembre 2026

Technologie Durable – retour sur brief investisseurs

Le 23 septembre, le FIR a réuni ses membres en ligne pour un brief investisseurs consacré à la technologie durable. Animé par Marie Marchais, il a donné la parole à trois intervenants, qui ont exposé la manière dont ils intègrent les enjeux de la tech dans leurs pratiques d’investissement.

  • CDC Croissance

Rémi Wittig a présenté la politique Tech Durable de CDC Croissance. Il a rappelé que la technologie est devenue un enjeu de souveraineté, de sécurité et de résilience. Il a détaillé une approche fondée sur l’identification des risques et des opportunités, en fonction de l’exposition des entreprises et de leur activité, ainsi que sur la gouvernance et le dialogue avec les sociétés.

  • Sycomore Asset Management

Anaïs Cassagnes a exposé l’approche de Sycomore AM, à travers sa charte « IR dans la technologie ». Elle a présenté la définition d’une tech responsable, en distinguant contributions positives et risques (dont la santé mentale), puis expliqué comment l’engagement, notamment collaboratif, permet de faire évoluer les pratiques des entreprises.

  • Sobriété numérique et usage responsable de l’IA

Thomas de Latour, ingénieur Sobriété Numérique à l’INRIA a présenté les principaux impacts environnementaux du numérique et de l’IA générative : fabrication des équipements, data centers et consommation d’énergie. Il a présenté des pistes de méthodologie pour les évaluer, malgré le manque de transparence sur les données.

Merci à nos intervenants pour les échanges éclairés sur le sujet !

3 juillet 2026

Présentation du Seafood Index de FAIRR – retour sur brief investisseurs

Climat, épuisement des ressources marines, droits humains… Face aux multiples risques ESG qui pèsent sur le secteur des produits de la mer, comment les investisseurs peuvent-ils évaluer les entreprises et agir concrètement ?

Ce jeudi 2 juillet, le FIR organisait un brief investisseurs dédié à la présentation du nouveau Seafood Index pour décrypter ces enjeux. Au programme de ces échanges :

  • Laure Boissat, responsable du programme Océan chez FAIRR, a expliqué la mécanique d’évaluation du Seafood Index. Basé sur des données publiques, l’outil évalue 20 entreprises du secteur des produits de la mer dans leur gestion des enjeux ESG, selon 16 thématiques différentes. Chacune est ensuite déclinée en 5 indicateurs de maturité : de l’évaluation des risques aux indicateurs de performance.

L’indice aide ainsi les investisseurs à développer un dialogue constructif avec les entreprises et à flécher les investissements dans de nouvelles opportunités comme la diversification des protéines.

  •  Robert-Alexandre Poujade, responsable biodiversité chez BNPP AM, a ensuite exposé la feuille de route « Océan » de sa société de gestion. Il a illustré comment de nouvelles données, telles que celles fournies par l’indice de FAIRR, s’intègrent  dans leurs processus : elles permettent d’alimenter les dialogues d’engagement avec les entreprises, de réaliser des analyses approfondies pour comparer les acteurs entre eux, et de mieux évaluer l’exposition globale à des risques spécifiques tels que la surpêche ou le manque de traçabilité.

Un immense merci à nos deux intervenants pour la richesse de ces échanges et leur éclairage sur le sujet !

16 juin 2026

Retour sur le lancement de la méthode VOICE : mesurer l’efficacité et l’influence de l’engagement

Le lundi 15 juin 2026 s’est déroulé l’événement de présentation de la méthode VOICE (Valuation Of Influence in Corporate Engagement), un outil développé pour aider les investisseurs à mesurer l’efficacité et l’influence de leur engagement. Cette méthode est l’aboutissement de plus d’un an de travaux entre praticiens et académiciens, coordonnés par le FIR.

La présentation s’est articulée autour de plusieurs temps forts :

  • Une introduction croisée de Mickaël Hellier (Responsable investissement responsable chez CDC Croissance), Régis Pelissier (Directeur de l’ERAFP) et Pierre-Olivier Billard (Directeur financier au FRR), centrée sur les enjeux fondamentaux et la crédibilité de l’engagement.

Face au risque d' »engagement-washing », l’Investissement Socialement Responsable doit prouver son impact. L’engagement ne peut pas être une simple posture marketing, c’est le moyen le plus influent pour faire changer les entreprises, mais pour être crédible, cette activité chronophage a besoin d’un cadre rigoureux.

  • La présentation de la méthode VOICE : la « boite à outils », par Jean-Pascal Gond (professeur à la Bayes Business School) et François Humbert (engagement lead manager chez Generali AM).

Fruit d’un travail entre praticiens et académiques, le rapport est conçu pour être approprié par tous facilement. La méthode VOICE fournit les outils pour dépasser la simple accumulation de données, notamment en distinguant 4 outils : la comptabilité, l’évaluation de l’influence, le reporting et l’évaluation des ressources pour l’engagement ESG. L’enjeu est d’évaluer l’influence sur 5 niveaux, tous complémentaires : pas d’influence, influence non démontable, influence probable, influence très probable, influence reconnue. Le but final est ainsi de pouvoir mesurer la qualité de la contribution.

  • La table ronde : la méthode VOICE sur le terrain.

Animée par Hugh Wheelan, la table ronde a réuni Héloïse Courault (Senior Corporate Governance & Stewardship Analyst chez BNPPAM), Anne-Claire Imperiale (Directrice durabilité chez Sycomore AM), Karine Leymarie (Responsable expertises investissements et finance durable à la MAIF) et Sébastien Thevoux-Chabuel (Executive PhD Student à l’Université Paris Dauphine) pour confronter la méthode VOICE à la réalité opérationnelle des investisseurs et plus largement des engagers.

Quelle est la valeur ajoutée d’une stratégie d’engagement ? Qu’est-ce que le rapport va pouvoir démontrer ? Qu’y a-t-il dans le rapport pour évaluer et comparer concrètement les pratiques des différents « engagers » ? Quelles recommandations du rapport sont simples à appliquer, et lesquelles représentent un vrai défi sur le terrain ? 

  • Un mot de conclusion par la présidente du FIR, Aurélie Baudhuin, qui a insisté sur l’importance d’un cadre commun et a fait un joli clin d’œil au bac de philosophie qui se déroulait le jour-même : « Débattre, est-ce chercher la vérité ? ». Une question à laquelle les travaux de la méthode VOICE tendent à répondre par l’affirmative.

Le FIR remercie l’ensemble des intervenants, les membres du groupe de travail qui ont rendu cette publication possible, ainsi que le FRR et la Caisse des Dépôts pour l’organisation de cet événement et leur accueil.

French SIF
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